Les influences du ciel et de la terre dans la conception et la reproduction humaine Par Patrick Shan
Mesdames, Messieurs, Chers amis, Je tiens tout d’abord à remercier Madame Hefeng Huang, ainsi que l’ensemble des membres du comité d’organisation de ce meeting, pour leur aimable invitation. Je remercie également mon ami Peter Leung, ici présent, de m’avoir proposé de venir présenter, au sein de cette assemblée, un savoir qui m’a été transmis par son père, le Dr Leung Kok Yuen. C’est un honneur pour moi d’être ici parmi vous, et puisque mon sujet parle un peu du ciel, j’espère que, quelque part au-dessus de nous, l’esprit du Dr Leung appréciera ce qui va suivre.
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Chronique d’un été indien Par Patrick Shan
Oubliant un instant que chacun ici fait naturellement de même, je me tiens, l’air un peu stupide, accroupi dans la rivière, faussement caché entre deux pirogues. Je jette un œil angoissé alentours, espérant que le fruit de mes entrailles sera emporté au plus vite par le courant. Au fond de la Guyane Française, sur les bords de cet affluent du Maroni, territoire du peuple Wayana, la vie n’est pas très compliquée, bien que la civilisation y ait déjà fait son entrée, pour le meilleur et pour le pire. Etrange endroit où se croisent deux générations ayant trois mille ans d’écart : des anciens en kalimbe (pagne) qui pêchent encore à l’arc, et des jeunes attifés hip-hop qui font profiter de leur sono à tout le village.
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La maladie de la racine folle par Patrick Shan
Il y a de cela plusieurs siècles, quelque part en Chine, un moine aux cheveux blancs partit vivre en hermite dans la montagne. La légende dit qu’il ne se nourrit que de racines, et qu’à son retour, quelques mois plus tard, ses cheveux étaient redevenus noirs. C’est ainsi que, depuis cette lointaine époque, He Shou Wu, « tête de corbeau » pour les chinois, Radix Polygoni Multiflori pour les latinistes, figure en bonne place dans la matière médicale chinoise comme tonique du sang, laxatif doux, détoxifiant et j’en passe. Un produit qui, c’est précisé dans l’ouvrage, peut être utilisé sur de longues périodes car il ne produit aucun effet négatif.
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Dieu imprime mes circuits Par Patrick Shan
Devant une grande assistance attentive, un professeur parle. Je crois que c’est un professeur de philosophie. Il dit son émotion d’avoir reçu un texte anonyme, qu’il entreprend de lire. La lettre commence par deux alexandrins, qui me plongent immédiatement dans un espace de réflexion – je fais partie de l’auditoire – et se poursuit par un texte à la fois drôle, profond et surprenant.
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Sundance Par Patrick Shan
Ma conscience reprend lentement sa place dans mon corps, porté de chaque côté par l’épaule de deux Lakota en pagne et en plumes. J’ai l’impression de sortir d’un très long sommeil alors que je suis toujours sur mes jambes, et je mets encore un moment pour me rappeler où je suis. J’ai cru un bref instant m’éveiller au beau milieu d’un fest noz breton, mais le rythme des tambours, les chants et la tenue des quelques quarante danseurs et danseuses en cercle autour de moi me ramènent très vite à la réalité de la danse du soleil. Ma perte de connaissance n’a duré que quelques secondes, entre le moment où, adossé au pied de l’arbre sacré, on m’a coupé le dernier lambeau de peau du torse, et le moment où j’ai fait mes premiers pas avec mes accoudoirs vivants, qui m’emmènent à présent dans la sweatlodge (tente à sudation, Inipi en lakota) pour me permettre de « finir mon rêve ».
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Qui est thérapeute ? Par Patrick Shan
« Dois-je vous appeler Docteur ? » me demandent parfois des patients en mal de repères, désorientés par ma fonction thérapeutique non clairement estampillée, moi qui pratique la médecine chinoise en France tout en n’étant ni chinois, ni diplômé de médecine occidentale. Ce à quoi je leur réponds parfois : « Appelez-moi machin ! », et qui généralement achève de les perdre. Il serait en effet malsain d’entretenir le doute, et je ne suis pas de ceux qui se flattent de la confusion. Cette déférence atavique entretenue chez nous depuis des siècles par -et pour- le corps médical ne va pas dans le sens de l’émancipation des malades que devraient viser les pratiques de santé.
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Hommage aux Charlatans par Patrick Shan
Relisant récemment un vade-mecum de médecine empirique gitane, transmis avec beaucoup de respect et de poésie par Pierre Derlon , j’ai marqué un arrêt sur le passage suivant : « Voyons maintenant ce qu’il en est des tumeurs et des ulcères. Ceux qui vont me lire ne doivent jamais oublier ceci : je ne suis pas un médecin. Je ne suis pour l’Ordre des médecins qu’un de ceux qu’ils nomment « charlatans ». Pour ce mot, je vous prierais de vous reporter au Petit Larousse ou au Robert, car eux seuls font la loi en la matière. »
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La fièvre de Grand-Mère Par Patrick Shan
Bénin. 3 heures du matin. Ça se complique un peu. Il y a d’abord eu le départ de Lyon, flirtant avec le zéro Celsius. Puis la cabine de l’avion, à l’air sec et pressurisé. L’arrivée à Cotonou, véritable ville-hammam. L’aller-retour à Ouidah, toutes fenêtres ouvertes, une brise côtière soufflant entre les cocotiers. Enfin ma chambre d’hôtel, à la climatisation musclée. Mes poumons de blanc n’ont pas tenu le choc. Je parlais comme Robocop hier soir, et me voici à présent le nez sous la couverture, essayant de faire passer délicatement un filet d’air attiédi pour éviter la quinte qui arrache. La mission de soins débute demain à Abomey, et j’ai quelque appréhension à l’attaquer dans ces conditions. Voix d’outre-tombe, toux caverneuse et démarche hésitante… Les adeptes de la tradition vaudoue vont-ils accepter de se faire soigner par un zombie ? La nuit réparatrice dont je rêvais s’éloigne. Je saisis la télécommande de la clim’, à laquelle je n’avais pas vraiment fait attention jusque-là. Réduction d’un poil de vent, augmentation de deux degrés… En quelques minutes, le climat de la pièce change complètement, et mes poumons, je le sens, me disent merci.
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UNE HISTOIRE EDIFIANTE
Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu'il était encore capable d'affronter n'importe quel adversaire. Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d'une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l'éclair.
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Bonheur, prospérité, longévité. 福禄寿. fú lù shòu
Fu : Le dieu du bonheur, de la chance. Fu Xing tient le symbole de l'or. Fu Xing est généralement représenté vêtu d'une robe d'érudit, tenant un document. Lu : Le dieu de la prospérité. Lu Xing revêt la robe des mandarins. Shou : Le dieu de la longévité. On voit le plus souvent Shou Xing tenant la Pêche de l'immortalité et un long bâton en bois de pêche.
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Fêtes du calendrier traditionnel chinois
Le Nouvel an ou la fête du printemps (chūn jié春節) : 1er jour de l’année luni-solaire, jour férié. La fête des lanternes (yuán xiāo jié 元宵節) : le 15e jour du premier mois, cette fête est l’occasion de retraites aux flambeaux.
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